PSYCHOTHERAPIE à MEDIATION ARTISTIQUE 

ART-THERAPIE


La PSYCHOTHERAPIE ANALYTIQUE s’appuie sur les concepts de la Psychanalyse, au sein d’un cadre différent, le client n’est pas « couché » sur le divan durant la cure, il est face à face. Le but reste la remontée progressive des zones préconscientes et des bribes inconscientes.

Il existe différentes manières de concevoir ART-THERAPIE. De l’approche cathartique (on présume que la dynamique interne s’enclenche et trouve solution uniquement par la créativité), à la place que je lui octroie, à savoir, les productions produites sont médiatrices de la relation thérapeutique en trouvant comme vecteur le processus créateur. Les médias sont multiples. Je propose uniquement des matériaux plastiques peu onéreux et basiques ;ceci pour que la majorité de la clientèle les utilise, néanmoins en fonction de la demande, j’élargis l’éventail des matériaux.


L’ART-THERAPIE est un outil riche, car il est adaptable pour le client, à des niveaux différents. Nul besoin de savoir manier les matériaux plastiques, ils sont ici pris comme support. Ce procédé thérapeutique connu et reconnu dans les pays anglo-saxons, au Canada, en Suisse… Les mutuelles prennent ce soin en charge sur prescription. La France découvre progressivement cette approche, malgré des résultats probants, tant en Institutions, qu’en groupes ou en séances individuelles, d'après mon expérience professionnelle à l’étranger. L’art-thérapie est relativement inconnue du grand-public, voire du monde médical et n’a pas encore la place que cette méthode mériterait d’obtenir.


En SEANCES INDIVIDUELLES, les matériaux artistiques sont proposés en fonction de la demande ou de la difficulté de mise en mots du client.

Le but des SEANCES ou des STAGES, est d’éclairer progressivement ce qui fait répétition ou souffrance dans le cours de la vie. Il est possible d’exprimer par des techniques simples des craintes, des peurs, des appréhensions, des parties de soi-même douloureuses (ou encore inexplorées) là, où il est parfois impossible de dire et de passer par des mots dans un premier temps.
L’art-thérapie offre une implication puis une distanciation nécessaire pour trouver comment s’exprimer et communiquer. La construction d'un cadre conteneur sert à situer et à orienter la pratique. Les médiations utilisées dans les processus psychothérapeutiques : dessin, jeu, peinture, modelage, collage, marionnettes… relèvent du champ de l’expression et de la création et participent d’un travail d’élaboration psychique et de subjectivation.



En art-thérapie, il n’y a pas ni interprétation ni jugement sur les productions et leur esthétisme.
Je nomme les créations effectuées « le troisième élément ». Quelques concepts psychanalytiques en décrivent la source. Voir petite sélection et mixage de fragments de textes « psy », pris sur le Net enrichie par mon approche. * en bas de page.

Il est primordial de prédéterminer du devenir de ce qui a été produit. A qui cela appartient ? Stockage, brûlage, corbeille, restitution régulière ou groupée… Proposer un travail dans l’éphémère exige une bonne maîtrise du deuil de la trace. Il s’avère primordial de réfléchir sur la capacité à accepter la destruction de l’ouvrage comme processus thérapeutique. Dans ce que je propose, l’acte destructeur est source de transformation car il est inhérent à l’acte créateur ou sinon, il image la destruction partielle subie.


Un parallèle est à faire entre le troisième élément et la prise de note, c’est de l’ordre de l’intime du sujet dans sa démarche thérapeutique ancrée dans ce cadre-là et ce temps-là. Une exposition d’œuvres de patients a tout autre but : un renforcement du narcissisme pour une clientèle déstructurée comme des personnes autistes, psychotiques ou atteintes de démences. Mais là, nous sommes d’avantage sur une approche d’art-thérapie institutionnelle qu’en direction de séances ou de stages de psychothérapie analytique à médiation artistique.

Le but de l’art-thérapie n’est pas la création de l’œuvre mais le processus pendant sa réalisation (charge émotionnelle, vitesse ou lenteur d’exécution, angoisse devant le vide ou l’absence de créativité, implication, détachement…) et sa portée symbolique pour que l’être soit entendu du thérapeute. Mais surtout la finalité est l’accès au verbe concrétisant l’intégration de l’émotionnel, concluant le travail d’élaboration psychique.

Quand l’alliance thérapeutique est engagée, le troisième élément appartient aux deux protagonistes présents. Il est l’expression d’un espace commun des deux inconscients. Dans un cadre rassurant, ces approches donnent la possibilité à la personne, de contacter peu à peu certaines origines des difficultés et simultanément d’atteindre sa part créative, pour aboutir au bout du chemin, à l’acceptation de soi-même tel qu’on est à ce jour. Avec la qualité et le professionnalisme de l'accompagnement thérapeutique, l'être trouvera ses propres ressources pour découvrir au fur et à mesure son potentiel de vie. La période douloureuse devient étape.

  « L’OBSTACLE EST LE LEVIER » Satprem


Cette approche d’adresse à tous,
LES THEMES SONT MULTIPLES EN FONCTION DE L’HISTOIRE DE CHACUN.

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Ma spécialisation porte  particulièrement sur:

- PERMANENCE DE L’EFFET-MERE -

ACCOMPAGNER LA MERE POUR AIDER L’ENFANT


* Petits sélections de textes « psy » :
Principalement sur WINNICOTT qui a développé le concept d’espace transitionnel :
« La construction du Moi, qui est la construction de notre réalité psychique, fait passer le petit d’homme d’un état de dépendance à l’autre, du fait de sa prématurité, à une position du sujet désirant. Cette construction se fait au cours d’un travail de « séparation-individuation » avec l’Autre maternel. WINNICOTT a montré que cette « séparation-individuation » ne se fait pas par une simple coupure entre le corps de l’enfant (l’intérieur) et le corps de la mère (l’extérieur). Elle suppose l’émergence d’un « espace intermédiaire », aire de désillusionnement, qui est d’abord matérialisé par un « objet transitionnel », première possession non-moi de l’enfant, trouvé dans le monde extérieur et investi par l’enfant (objet « trouvé-créé »). Les objets extérieurs, les « choses » qui nous entourent sont des points d’appui indispensables à l’identification du Moi. Un premier médiateur : L’infans a besoin de la médiation de l’autre qui va mettre le monde à sa portée. C’est la mère qui va être « médiatrice » entre le bébé et le monde symbolique de parole et de langage, monde qui lui préexiste. C’est elle qui va interpréter les signes de l’enfant, c’est elle qui va leur donner du sens et y mettre des mots. Par la parole, la mère effectue un premier travail d’ouverture à la symbolisation, d’accompagnement vers une opération de représentation mentale. Mais la parole de la mère – en tant que médiateur – est déjà investie de ses propres représentations conscientes et inconscientes, ce qui représente un risque : ce médiateur va t-il donner accès au monde extérieur ou au contraire aliéner l’enfant dans le désir maternel ? En pratique WINNICOTT proposait des squiggles, ces dessins libres réalisés à deux, avec des enfants en consultation.
L'expression créatrice chez un sujet correspond à la tentative de restauration d'une identité et d'une intégrité psychique perturbée (B. CHOUVIER). Mélanie KLEIN articule la problématique de la création au concept de réparation. Hanna SEGAL, disciple de M.KLEIN, a longuement réfléchi sur ces questions du processus créateur. L’entrée dans la construction symbolique des objets dans un espace thérapeutique est progressive avant d’offrir la possibilité au sujet d’accéder à une organisation cohérente de ses objets internes et de s’ouvrir à la signifiance.
Il convient de comprendre les processus fondamentaux que sont les processus de symbolisation. ANZIEU a fait l’hypothèse que les niveaux de symbolisation sont le fruit d’un travail de la pensée qui a pour double but de se protéger des angoisses originaires (le vide notamment) et de se construire elle-même. Il met l’accent sur le travail psychique propre à l’individu avec des niveaux de complexités croissants du travail de symbolisation.
F. DOLTO utilisait le modelage pour accéder à une représentation symbolique des enfants en cure pour qui le langage ne le permettait pas (ou pas encore).